Accueil Date de création : 19/08/07 / Dernière mise à jour : 19/12/07 12:58 / 14 articles publiés
 

"Muha" : Premier album de Groupe "Saghru". (Articles) posté le mercredi 19 décembre 2007 12:41

 

Par :Omar Zanifi
Asif n Dades

Enfin un album qui se rapproche de la mythique « Tiwira n yigenna »* vient de sortir. Le chanteur phénomène Mbarek Oulaarbi avec son groupe Saghru vient de sortir son premier album de musique Amazigh engagée, intitulé "Muha", sous forme d'un CD audio de 35 minutes produit grâce aux efforts du groupe et du Mbarek Oulaarbi ou Mba, un pseudo que ses supporteurs et son publique aiment lui donner.Groupe amazigh Saghru Cet album qui représente une valeur ajoutée à l'art Berbère en général et à celui du Sud-est en particulier, est un bel hommage aux martyres des montagnes du massif de Saghru qui ont vécu la grande et glorieuse bataille entre les rebelles Berbères et le protectorat français aidé par les traîtres de la mémoire et de l'Histoire Berbères. Il est le fruit des intenses années du travail du groupe qui a débuté sa carrière artistique dans le cadre des activités culturelles du Mouvement Culturel Amazigh (Berbères), la coordination Ayt Ghighuch et dans le cadre des associations culturelles de la région du Sud-est du Maroc ;l’Association Azemz et l’association Tilelli et autres… . Muha Premier album de Groupe amazigh Saghru

Les paroles évoquent la rupture avec le colonialisme et la trahison, la perte du contrôle de sa vie d'un Berbère confronté à la découverte de son identité indésirable,de sa continuité insupportable ,de sa marginalisation systématique , la trahison ,l'implication des Berbères dans l'état actuelle des Berbères , une grande déchirure, puis des retrouvailles et l'espoir d'une vie de nouveau ensemble. Un bel album homogène et des paroles qui méritent d’être écouté avec attention. En définitive La crise, vue par un poète, musicien génial. A écouter sans modération et en continue pour bien suivre le cheminement de sa philosophie .En bref, on se dit que c'est bon et que ça rappelle de lointains souvenirs entre les images de la vie du Berbère montagnard qui soufrent entre la nature sévère et la marginalisation sauvage sans commentaire . Les 6 titres que compose cet opus sont très énergiques : Riru , Grat-d ifassen, Bienvenue étrangère !,Ulac Smah’ ! Muh’a!.Des morceaux qui résume la vie de pauvre « Muha », l’homme de Sud-est du Maroc en particulier et celle de l’homme du nord d’Afrique en général.

Dés l'apparition de cette voix. Et quelques jours avant la sortie du très intimiste Album" Muha ", les amoureux de son style et sa voix innocente ont déjà prévu le succès de ce groupe qualifié de Oulahlou Marocain .Après les premières minutes d'écoute, on se dit que c'est le célèbre chanteur Kabyle algérien Oulahlou qui chante. Mbarek a toujours la rage aux mots et sait l'exprimer. Il met beaucoup du cœur dans ses paroles et dans sa façon de chanter L'arrangement plus guitaristique, harmonieux avec l'harmonica qui calme ses sentiments musiciens et sa volonté de partager le sujet en question avec son audience. La révolution au niveau des paroles une chose qui le caractérise. Une preuve et autres que ce groupe est toujours là comme les autres groupe traçant déjà le chemin de l’art .Et qu'il faudra compter sur eux encore quelques années tant que l’Homme Amazigh (Berbère) existe encore. Mbark Oulaarbi a récidivé avec le même franc succès lors de sa première participation aux différentes activités culturelles. On parlait déjà, d’une étoile qui perçait le monde artistique Berbère de Sud-est du Maroc. Le CD album « Muha » de groupe Saghru sera à la disposition du publique le 10/12/2007 selon la déclaration de l’artiste Mbarek Oularbi qui nous a contacté en personne pour nous annoncer la nouvelle .Soutenez l’art Amazigh (Berbère) sans le publique l’artiste meurt avec le temps .Le publique est l’âme de l’artiste.

Email de groupe Saghru : imannsaghru@hotmail.fr
Zanifi@hotmail.com
* « Tiwira n Yigenna » mythe dans la culture Amazigh (Berbère) du Sud-est du Maroc .

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Prémices d’un parcours artistique (Articles) posté le mardi 11 décembre 2007 18:59

Blog de imannsaghru : Le groupe musical IMAN N SAGHRU, Prémices d’un parcours artistique

« Muha ! » : un premier album pour Saghru


Saghru est célèbre chez les Amazighs : c’est le lieu de l’épopée de Bougafer et surtout le symbole de résistance et de sacrifice. La notion de sacrifice, le groupe Saghru la connaît. Avec très peu de moyens et de temps, ce jeune groupe musical a, par contre, énormément de talent et s’est fait une place dans l’univers musical amazigh.

Ces vedettes du Sud-est marocain ont réussi à démontrer leurs grandeur et maturité artistique. Effectivement, la charge symbolique de «Saghru » est un grand fardeau et pour le porter, il faut être à la hauteur, le mériter et avoir le courage de ces combattants ! Les membres de ce groupe honorent les combattants de Saghru et ils ne trahiront jamais leur âme. « C’est pour rendre hommage à ces résistants et à leurs âmes, et inciter les vivants à suivre leur chemin qu’on a choisi ce nom pour notre groupe. »

L’album « Muha ! » est le fruit d’un travail laborieux. Mais c’est surtout une invitation à voyager. Dans quel pays ? Aucun. Saghru invite les amateurs de vraie musique à voyager dans un univers, celui du patrimoine musical amazighe, dans toute sa diversité et dans toute sa richesse. L’originalité de cet album s’explique par le métissage musical où les rythmes, les sons, les mélodies du tambourin ou « alun », puis les sons du guitariste s’entremêlent dans une parfaite harmonie. La troupe de Saghru nous incite à apprécier la manière avec laquelle les aires du désert et les montagnes de Saghru communiquent, musicalement, avec celles du Rif et de Djurdjura.

« Muha ! », c’est aussi une trilogie vivante : la musique amazighe, qui s’inspire d’un patrimoine ancien (ahidus et autres rythmes) avec des retouches de country-music et la musique du monde. La pierre angulaire de leur style demeure l’attachement aux rythmes purement amazighs nonobstant des retouches de musicalité moderne. Simple objectif : donner un peu de vivacité moderne à la musique amazighe, dans le but de contribuer à son innovation, son renouvellement, donc son dynamisme.

Cette tâche, bien que difficile, permettra à la musique amazighe, souvent timide, de renforcer sa vitalité et affronter le théâtre musical que nous proposent les peuples du monde. Car il s’agit bien de disloquer les frontières de manière à faire respirer la musique amazighe. Et séduire le plus grand nombre d’universalistes. D’ ailleurs, les membres du groupe Saghru s’essaie à jouer sur divers styles musicaux. Et même s’ils ne croient pas aux frontières, ces jeunes sont amazighs et l’ amazighité a toujours, en effet, prôné l’universalité. Il est donc naturel de chercher à gratter la guitare comme les amateurs de reggae le font par exemple.


« Muha ! », en plus d’être un album original, c’est une voix rebelle et engagée. Un cri d’alarme, plus qu’une voix, qui dénonce la situation des Amazighs et l’exclusion dont souffre leurs régions d’une façon directe et quelques fois dans un langage satirique : « Muha », « Grat-ad iffasn », « Ulac smah’ ulac » et « Riru » en duo avec le jeune groupe du rap « Itran clans ». L’album contient aussi une chanson en français « Bienvenue Etrangère ! ». En plus de ses propres textes, le groupe Saghru a chanté quelques textes composés par le poète Omar Derouich.

Saghru est composé de son chanteur M’Barek connue par le nom Nba (guitare, Harmonica, chants), son frère Khalid (guitare, solo, chants), Najib (clavier), Yassine (guitare-basse), Youssef (percussion, violon) sans oublier la participation chorale de Rachid Fahim et Amnay.
La pochette de l’album a été conçue par l’artiste Abdellatif Mallal. Photo et Tableau Mallal.

Hamid Belkassem
 


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SAGHRU, la voix rebelle (Articles) posté le mercredi 21 novembre 2007 23:25

SAGHRU, la voix rebelle


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Entretien avec Mbarek Oularbi du groupe Saghru

« De nos ancêtres, nous avons hérité d’un petit flambeau et nous essayons de maintenir en vie cette flamme »

Saghru, Imal, Imenza et Afra. Ces noms ne vous laissent peut-être pas indifférent. C'est normal ! Ces groupes « nouveaux-nés » représentent cette nouvelle génération d’artistes, nés et ayant grandi au sein du combat que mène le Mouvement Amazigh, au Maroc. Après l’expérience réussie de l' artiste complet qu'est Moha Mallal, ces jeunes artistes, pleins d'ambition et de dynamisme, sont conscients de l' importance de l'Art et de son influence sur les foules. Et en premier lieu, la chanson qui constitue un moyen efficace de sensibilisation et d'engagement. Ces groupes sillonnent toute la région du Sud-est pour animer les soirées qu'organisent les associations amazighes. Au prix de sacrifices non négligeables de la part de leurs membres. Toujours au rendez-vous, le public en demande toujours plus !
Dans le but de promouvoir l’art amazigh, l'association AZAL a eu l'honneur de s'entretenir avec l’une des voix rebelles du Sud-est marocain : Mbarek Oularbi, chanteur et guitariste du groupe Saghru.



Pouvez-vous vous présenter brièvement ?

Parler sur soi-même n'est jamais une chose aisée ! Je suis amazigh. Je suis un jeune artiste originaire du Sud-est du Maroc.



D'où l'idée de créer le groupe Saghru vous est-elle venue ?

Depuis mon jeune âge, mon rêve était de jouer en groupe et de partager mes émotions avec d'autres artistes. Aujourd'hui, j'essaie progressivement de concrétiser mes souhaits. Rien ne pourra me faire taire. Rien ne pourra m'empêcher de faire ce que j'aime. Etant conscient de mon identité amazighe, créer un groupe contestataire, engagé dans le combat amazigh, ne pouvait qu'être logique. Comme vous pouvez le noter, Saghru, par son engagement, représente une valeur ajoutée à la longue liste des artistes du Sud-est marginalisés par le pouvoir.

Quelles sont les raisons qui expliquent le choix du nom « Saghru » et quelles en sont les charges symboliques ?

Concernant le choix du nom, je crois que « Saghru » n'est pas seulement symbolique mais également philosophique et historique. « Saghru », ces montagnes qui ont été le terrain de l’épopée de la bataille de Bougafer, symbole de résistance et de sacrifices des imazighen. C’est pour rendre hommage à ces résistants et à leurs âmes et inciter les vivants à suivre leur chemin qu’on a choisi ce nom pour notre groupe".
Je pense que chaque individu a un rôle sur Terre. Je crois en la destinée. Si défendre la cause amazighe par le biais de nos poèmes fait partie de mon destin, alors j'accepte cette « mission » avec plaisir.



Selon les titres des chansons de votre album, on note que vous êtes très direct dans vos chansons. Est-ce qu'on peut parler de la naissance d'un groupe contestataire?

Excepté des raisons personnelles sur lesquelles je ne souhaite pas m'étaler, il faut savoir que c'est ma façon d'être et d'agir. Je ressens le besoin de remuer et faire bouger les choses. Je le fais dans mes chansons et lorsque cela correspond a une certaine réalité c'est encore mieux. Concernant l'autre partie de la question, je répète que chacun a sa façon de se battre, d'exprimer ses idées, de lutter pour une cause. En ce qui me concerne, mon terrain est la chanson. De nos ancêtres, nous avons hérité d’un petit flambeau et nous essayons de maintenir en vie cette flamme.


Dans vos chansons, vous dénoncez la marginalisation dont souffre la région du Sud-est (au même titre que toutes les régions amazighes). Prise de risques ?

Oui, en effet, mes chansons traitent des choses fortes qu'on ne peut que difficilement exprimer, au Maroc. Il faut que tu sache que le premier rôle de la musique soit de développer l'esprit et le cœur et d'étaler au grand jour les possibilités d'obtenir des idées plus fines ou plus abouties sur tous les sujets.
Le deuxième est de cicatriser, d'adoucir et d'inciter l'espoir.
Le troisième est de briser les idées cristallisées pour éveiller la rébellion et pousser à se battre pour changer les choses.
Si la politique est présente dans chacun de nos choix personnels et crée, avec réussite, une philosophie nous permettant de vivre tous ensemble, alors nous n'avons pas besoin de faire plus que de jouer notre musique. Mais quand la politique devient une escroquerie permettant de dissimuler les manipulations d'argent faites par des groupes avides et s'auto privilégiant, alors il est de notre devoir de réagir politiquement à travers toutes les formes d'art. Dans mes chansons je réclame notre identité, je chante la paix l’amour, j’ai tenté d’éclaircir la situation importun et pis de l’homme amazigh et j’ai tenté de présenter une modeste image du militant infatigable qu'est Oughighouch. J’ai essayé d’exprimer sa souffrance comme celle des tous les Amazighs digne de l'être.


Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées pour réaliser ce premier album?

Chez nous, seuls les chanceux peuvent atteindre leurs buts. Heureusement que j'ai un long souffle et que je suis déterminé. Rien ne pourra me faire taire. C’est le caractère de tous les miens. Concernant les difficultés, elles sont multiples. Vous n'êtes pas sans savoir que les artistes du Sud-est ne disposent d'aucun soutien politique. Le temps, les déplacements, le matériel et enfin le financement sont nos principales difficultés. Je profite de cette occasion pour remercier tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de notre premier album. En espérant que d'autres albums seront en route.

Votre dernier mot ?

Pas grande chose. Mais puisqu’on ne donne pas souvent la parole aux jeunes dans ce pays, j'en profite pour dire, simplement, comme l'avait affirmé Oulahlou, que je ne suis le porte-parole de personne. Seulement un artiste qui exprime sa révolte, sa quête de justice, d'amour et de liberté.
Tanmmirt chigan. Je remercie tous les membres de l'association Azal. Merci pour vos encouragements et continuez à encourager les artistes amazighes !


Association Azal
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Muh'a ! (Vidéos) posté le samedi 06 octobre 2007 18:16

voici un extrait de la chanson intitulée Muh'a !

et ci-après les paroles de cette chanson :

MUH'A   

Igellin a Muh'a, ger leεlawi yezla,

Arunt yizan tedda γifs tmara.

Muh'a d acumar, iγ ra yaγ -d berra,

G tmazirt n daddas, yaγul iga u berra. 

Rz'agen wussan n Muh'a, rz'agen !

Ineqqa-t wakud ineqqa-t Lmexzen .

 Igellin a Muh'a ! 

Seg mayed illa Muh'a itteddu s uzir,

Muh'a ur djin iwarga ad ig lwazir,

Irmey Muh'a aγrum irmey abadir,

Ur idjawen Muh'a xes aγruc n lkumisir.

 Ikka Darak udabu s uγruc, a Muh'a fafa !

Widdeγ k-yumz'en mer ufin ssiγen-ak afa !

 Ah ay id Muh'a tanekra! ay id Muh'a !

Ah ay id Muh'a fafayat! ay id Muh'a !

 

 Immutter uz'ur n umuriski,

Ayaw n Waεrab ah'h'raymi!

Nnan Muh'a d abujadi!

Aznat-t ad iwet arumi !

Muh'a iftel leε wari,

Immis n Σellal iεayen Paris

Ad iγ er ddemyaTi

Yuγ ul-d amz'en akwersi !

  Nnan-i: “ur teswit amezzur,

Idels-nnek fulklur.”

Widdeγ aγ-inγan Qeddur,

Nnan-i: “ilha uzemmur!”

Tcan i Lmerruk abaγur,

Amaziγ iqqima-d h'erh'ur.  

 wayayyay wayyayay wayyayay ayyaaaaaaay !

 

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pouvoir assassin par Oulahlou ! (Vidéos) posté le mercredi 19 septembre 2007 19:15

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